Sortant du cabinet, que dire du tableau du caravagesque français Valentin de Boulogne, représentant des “Musiciens et soldats”, 1626, se livrant dans la pénombre d’une taverne à un festin de vin et de musique qui s’il dulcifie invite également au plaisir des sens ? Certes, la musique et la littérature ont largement contribué à exprimer la mélancolie. Nous y verrons donc un renvoi à ces arts.
Comme pour faire résonner le tableau de Valentin de Boulogne, le sas reliant les 2 étages de l’exposition propose un intermède musical (avec entre autres, des œuvres de Monteverdi et de Mähler). Il s’écoute devant un panneau pédagogique distinguant mélancolie, spleen et névrose et liant la mélancolie aux humeurs, planètes, etc., dans une tentative de connexion de la psychologie humaine aux autres composants de l’univers.
Aux XVIe et XVIIe siècles, le thème de la mélancolie suscite des représentations particulièrement riches, dans lesquelles l’espace, les figures et les objets acquièrent un caractère allégorique. On le constate notamment dans les natures mortes dites vanités, qui connaîtront un grand succès au XVIIIè siècle, comme “Le St Jérôme en méditation” de Jan Cornelisz Vermeyen, XVIè sc, “L’Allégorie de la vie Humaine de Philippe de Champaigne”, 1ère moitié du 17è, ou Le coffret funéraire de Paul Reichel, vers 1580, (ci-dessous).

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