Au XVIIè, l’artiste va aussi se représenter comme génie, parce qu’en proie à la mélancolie.
Portrait d’un jeune homme (autoportrait), 1656, de Michael Sweerts ,(ci-dessous).
Au XVIIIè siècle, époque rationaliste, les Lumières se méfient de la mélancolie. Ils y voient une maladie de l’esprit, préfigurant les considérations psychiatriques.
Il faudra donc attendre la seconde moitié du XVIIIè pour que les artistes européens remettent la mélancolie au goût du jour, mais sous deux visages.
Tantôt tendre rêverie de jeunes pensives comme dans “La douce Mélancolie” de Joseph-Marie Vien, 1758, (ci-dessous), tantôt prélude à la folie, corollaire cher au "romantisme noir", représenté par Goya dans son tableau le “Temps dit les Vieilles”, 1808-1812, associant un imposant Saturne et deux presque mortes, dont la laideur des traits ne fait qu’augmenter la beauté de la peinture, révélant l’incroyable dextérité du peintre tant dans sa touche que dans ce qu’elle exprime de la souffrance du dernier âge figurée par les deux vieilles femmes aux visages flétris, vêtues de robes trop décolletés soulignant le décharnement du corps. (ci-dessous).

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